Joy | portrait d'une femme

1 comment



Il y a des films comme ça que je n’ai pas envie de voir et qui par concours de circonstance finissent toujours pas me rattraper tôt. Joy fait certainement partie de cette catégorie. Adulé de toute part par les critiques, salué pour le jeu d’actrice de Jennifer Lawrence, and so on and so forth, Joy ou l’histoire d’un fille/femme/mère courage (eh oui, tout ça à la fois),  vendait beaucoup trop de rêve américain, aromatisé au bon sentiment. Autant vous dire que la probabilité que j’aille le voir était assez faible.  

Mais une chose en entrainant une autre, une très bonne amie m’a convaincu de donner une chance à ce film. Eh bien, je reste quand même… mitigée. 

Ne vous méprenez pas, l’histoire de Joy est un magnifique exemple d’ambition, de persévérance et de talent. Il faut le dire, le parcours de cette dame de fer est réellement saisissant. Jennifer Lawrence réussit d’ailleurs le pari en parvenant à nous faire croire au personnage de cette femme, déchirée entre sa loyauté envers une famille un peu ingrate, il faut bien dire ce qu’il est, et la soif de réussite avec laquelle on la biberonne depuis le berceau. Parcours exceptionnel pour une jeune fille inventive de la low midlle-class américaine, devenue une femme d’affaires au sens aiguisé, l’histoire de Joy est un bel hommage à l’American Dream et à son fameux motto : from rags to riches. Everything is possible in America, friends ! 

Néanmoins, je reste encore partagé entre l’agacement et une certaine tendresse vis-à-vis de ce film, où défilent des personnages caricaturaux pour la plupart, mais qui en l’espace de brèves instants, parviennent à arrêter de jouer le mauvais soap opéra américain avec lequel frôle ce film à plusieurs reprises, pour laisser place à des êtres sublimes d’humanité et de vérité dans les moments de désespoir. 


Est-ce que je recommanderais ce film? En toute sincérité, pas vraiment. Joy pèche par plusieurs aspects, que ce soit la mise en place interminable de l’histoire, au début du film, avec un enchainement de scènes franchement discutables, où le réalisateur semble balancer entre le film indépendant et le biopic mainstream. 

Et après une heure d’hésitations, le film semble enfin démarrer vers le cœur de l'histoire, à savoir le parcours de l’héroïne et son combat pour sortir d'une vie de galères ordinaires. Là précisément, se trouvent les meilleurs moments de ce long métrage. Puis vient le coup de grâce, où l’on nous achève avec  une fin des plus elliptiques dans laquelle (SPOILER), on fait un bond en avant phénoménal et on retrouve une Joy plus âgée (Jennifer Lawrence grimée et à moitié convaincante, il aurait pu prendre une actrice plus âgée quoi...) jouant à la bonne samaritaine avec des jeunes couples en quête d'un business angel pour financer la commercialisation de leurs inventions, comme Joy elle-même à ses débuts.

Chapeau néanmoins à Robert De Niro qui y est magique, dans un rôle où on ne sait jamais s'il est un papa-poule ou le bourreau de sa fille...

Love from Oli.

1 comment

  1. C'est une analyse intéressante que tu proposes de ce film.
    Moi j'ai bien adhéré au côté "success story" mais c'est vrai que film a pu trainer en longueur.
    Joli blog en passant ;)

    ReplyDelete

EXPRESS YOURSELF, FEEL FREE !

Instagram Feed

© Olivia D. Design by MangoBlogs.